En Bretagne, le far breton, c’est le dessert qui rassure, celui qu’on coupe en belles parts épaisses quand la table est encore chaude de rires. Dans ma cuisine, j’y reviens dès que j’ai envie d’un gâteau simple en apparence, mais capable de sortir une croûte brune, presque caramélisée, et un cœur qui tremble comme un flan pâtissier.
Cette Recette de Far breton à l’ancienne parle aux puristes des pruneaux comme aux gourmands de textures fondantes. Je vous montre ici mon tour de main préféré, beurre noisette vanillé et plat brûlant, pour un contraste crousti-fondant vraiment breton.
Pourquoi vous allez adorer cette recette
Beurre noisette vanillé, parfum de fête: Dans ma cuisine, le beurre demi-sel poussé “noisette” change tout, il apporte ce goût toasté, rond, qui fait chanter le lait entier et le sucre.
Bords caramélisés, centre ultra onctueux: Le choc thermique, plat brûlant puis pâte versée sans attendre, donne des contours bruns et croustillants, tandis que le milieu reste souple, presque crémeux sous la cuillère.
Pruneaux moelleux, rhum ambré en filigrane: Une macération simple réveille les Pruneaux d’Agen, et le rhum ambré laisse une note chaude, sans masquer l’identité de cette spécialité bretonne.
Ingrédients nécessaires
Peu d’éléments, mais chacun compte, farine bien dosée, lait riche, œufs, sucre, et ces pruneaux qui se gorgent de parfum. C’est ce minimalisme qui rend la recette si exigeante et si belle.
Ingrédients
- 250 g Farine
- 175 g Sucre
- 1 Litre Lait
- 4 Oeuf
- 150 g Pruneau
- 10 cl Rhum
- 20 g Beurre
- Infusion de thé pour macérer
Notes sur les ingrédients et substitutions
Farine: Une farine de blé T45, fine et “fluide”, se mélange plus vite et limite les petits grumeaux tenaces, surtout si vous l’incorporez en pluie au début du travail.
Lait: Le lait entier est votre allié pour une texture de flan pâtissier, plus riche et plus nappante en bouche, alors qu’un lait plus léger donne souvent un far un peu triste.
Beurre: En Bretagne, le beurre demi-sel est un réflexe, il réveille le sucré et arrondit le rhum, et si vous le poussez jusqu’à la noisette, l’odeur devient irrésistible.
Pruneau: Les Pruneaux d’Agen tiennent bien la cuisson et restent dodus, pour éviter l’effet “fruit raplapla” au fond du plat, une macération aide aussi à mieux les répartir.
Rhum: Si vous préférez sans alcool, gardez l’esprit en remplaçant par vanille ou fleur d’oranger, la structure de cuisson ne bouge pas, seule l’aromatique change.
Comment réaliser Recette de Far breton
Macération des pruneaux
Plongez les pruneaux dans une infusion de thé chaude pour les attendrir et les parfumer. Laissez-les s’imbiber le temps de préparer l’appareil, ils doivent gonfler et devenir souples au toucher.
Préparer l’appareil sans grumeaux
- Dans un grand saladier, versez la farine, ajoutez une pincée de sel, puis cassez les œufs au centre. Commencez à mélanger au fouet en partant du milieu, la pâte doit devenir épaisse et satinée, sans amas secs sur les bords.
- Ajoutez ensuite le lait, le sucre et le rhum, progressivement, en fouettant jusqu’à obtenir une pâte bien lisse. L’appareil doit couler en ruban, avec une odeur douce de rhum qui reste légère.
Ajouter les pruneaux, puis lancer la cuisson à double température
- Égouttez les pruneaux, puis incorporez-les à la préparation délicatement, juste de quoi les répartir. Ils doivent rester entiers et brillants, pas écrasés.
- Beurrez un moule, versez la pâte, puis enfournez à four très chaud (thermostat 9, 270°C). Au bout de 10 minutes, baissez le four (thermostat 7, 210°C), puis laissez cuire 35 minutes, le dessus doit brunir et sentir la crème caramélisée.
Les secrets pour une réussite parfaite
Le repos, c’est la politesse de la pâte, une heure tranquille aide la farine à s’hydrater et la texture devient plus fondante, moins “élastique”. J’ai remarqué que ce simple temps d’attente donne un far plus régulier, surtout avec une farine de blé T45.
Le choix du moule compte autant que la main, un plat en terre cuite ou en grès chauffe plus doucement et protège le centre. C’est un peu la même quête de densité gourmande que pour un pain d’épices bien moelleux, où la chaleur doit rester constante et enveloppante.
Si vous changez de taille de moule, pensez proportions avant de penser temps. Pour un moule plus grand, multipliez les quantités par 1,5, mais gardez la saisie initiale de 10 minutes, c’est elle qui donne la croûte.
Astuces de chef et erreurs à éviter
Astuces de pro
- Sortez le lait et les œufs 30 minutes avant, l’appareil devient plus homogène et se lisse plus facilement.
- Une infusion de thé à la bergamote pour macérer apporte une note d’agrumes fine et élégante.
- Pour une version nature, sans fruits, le goût du beurre et du lait ressort merveilleusement.
- Si vous aimez varier, des raisins secs macérés au rhum donnent un far plus “goûter”.
Erreurs courantes
- Ouvrir le four dans les 20 premières minutes fait souvent retomber la masse, la chaleur doit rester stable.
- Utiliser des ingrédients trop froids favorise les grumeaux, surtout au moment où la farine accroche.
- Choisir du beurre doux donne un résultat plus plat en goût, le sel équilibre le sucre et la richesse du lait.
Service et conservation
Idées d’accompagnement
Je sers le far breton tiède quand je veux le cœur fondant, et bien froid quand je cherche une coupe nette, presque comme un flan pâtissier. Une bolée de cidre brut, ou une cuillère de crème fraîche épaisse, suffit à faire le bonheur.
Sur une grande table de famille, un duo fonctionne à merveille, far et mousse au chocolat, l’un apporte le lait et le beurre, l’autre le cacao profond. Deux classiques, deux textures, et tout le monde se ressert.
Conservation et préparation à l’avance
Le far se garde 2 à 3 jours au réfrigérateur, idéalement couvert au contact pour éviter qu’il ne sèche. Pour lui rendre sa souplesse, réchauffez quelques minutes à four doux (120°C), juste assez pour réveiller le parfum.
La congélation est peu flatteuse pour ce dessert, la texture devient souvent spongieuse à la décongélation. Si vous devez anticiper, préparez-le la veille, il est même encore meilleur après une nuit, les arômes se posent.
Recette De Far Breton Traditionnel Et Fondant
Ingrédients
- 250 g Farine
- 175 g Sucre
- 1 Litre Lait
- 4 Oeuf
- 150 g Pruneau
- 10 cl Rhum
- 20 g Beurre
- Infusion de thé pour macérer
Instructions
Macération des pruneaux
- Plongez les pruneaux dans l’infusion de thé chaude pour les attendrir et les parfumer pendant la préparation de la pâte.
Préparer l’appareil sans grumeaux
- Dans un saladier, mélangez la farine avec une pincée de sel et les œufs en fouettant depuis le centre pour obtenir une base épaisse et satinée.
- Incorporez progressivement le lait, le sucre et le rhum en fouettant énergiquement jusqu’à obtenir un appareil bien lisse qui coule en ruban.
Cuisson à double température
- Égouttez les pruneaux et répartissez-les délicatement dans un moule beurré, puis versez la préparation par-dessus.
- Enfournez à 270°C pendant 10 minutes pour saisir la croûte, puis baissez le thermostat à 210°C et poursuivez la cuisson durant 35 minutes.
Notes
Nutrition
Conclusion
Un far breton réussi, c’est un jeu d’équilibre, croûte brune, cœur tremblotant, pruneaux moelleux, et cette pointe salée qui signe la Bretagne. Avec votre main plus le petit “choc” de chaleur, vous obtenez un dessert simple, mais franchement spectaculaire.
Et si l’envie de classiques vous reprend, une galette des rois maison prolonge joliment la promenade dans la pâtisserie française, avec la même promesse de partage.
